Quand Jacques me parle, ce n’est jamais sans humour. Et sur son visage se dessine toujours ce même sourire attachant, qui a traversé les années sans se déformer. Pourtant, derrière ce visage se cache un homme blessé.
Jacques, c’est un retraité de 74 ans qui a travaillé pendant plus de quarante ans comme chauffeur routier avant d’être moniteur d’auto-école. Aujourd’hui, ne recevant aucune aide sociale parce qu’il perçoit quelques euros de plus que le seuil maximal, il doit faire un choix entre manger ou se soigner, sachant très bien qu’il ne pourra pas payer le loyer de son appartement à la fin du mois. Il y a deux ans, les médecins lui ont diagnostiqué un problème cardiaque qui a nécessité une opération à quatre reprises. L’année dernière, suite à plusieurs malaises, il a dû rester à l’hôpital puis dans un établissement spécialisé pendant six mois. Les factures s’accumulent sur sa table de chevet, tout comme les lettres de refus des aides sociales qu’il demande. Mais depuis quelques temps, il reçoit aussi des lettres judiciaires, car pendant son séjour à l’hôpital, le propriétaire de son appartement a lancé une procédure d’exclusion pour loyers impayés.
« Ne cesse jamais de bien travailler à l’Université et trouve un métier avec lequel tu dépendras de personne, m’annonce-t-il souvent, car moi, j’ai toujours travaillé mais l’État m’a abandonné ».

Ce samedi je travaille aux urgences de l’hôpital. Depuis quelques jours j’essaie de voir les fragilités autour de moi. Bien sur il y en a, mais souvent l’assistante sociale du service arrive à trouver des solutions, plus ou moins pérennes, plus ou moins satisfaisantes, pour les gens en grande détresse sociale qui se présentent chez nous avec des problèmes de santé.

Aujourd’hui non. Parce qu’aujourd’hui c’est samedi. Elle est de garde, l’assistante sociale, mais elle ne peut rien faire par ce qu’aujourd’hui tout est fermé.

Et Monsieur J. 91 ans est tombé ce matin. Il mal au dos maintenant, et du mal à marcher. Pas suffisamment pour être hospitalisé, d’autant qu’il ne laisserait pas sa femme seule. Mais lui qui avait l’habitude d’aider sa femme handicapée, de préparer les repas et de faire quelques commissions ne peut plus se débrouiller tout seul.

Et aujourd’hui, samedi, on ne peut pas lui trouver d’aide. Parce que les services sociaux de la mairie et du département sont fermés. C’est eux qui habituellement renvoient sur les auxiliaires de vie, les aides ménagères, eux qui permettent la mise en place des portages de repas à domicile.

Heureusement il a un fils qui a bien compris que si son père continue ses activités habituelles il risque de retomber et cette fois de se casser quelque chose… Donc son fils va s’installer pour le week-end chez ses parents.

Et puis on fait un courrier à son médecin, un fax au service social de la commune et on prie. Parce que demain je suis encore de garde et j’espère que demain, dimanche, Monsieur J ne va pas revenir pour une nouvelle chute. Sinon il faudra l’hospitaliser, et que faire de sa femme handicapée qui a besoin de son mari ou simplement d’aides le dimanche ? L’hospitaliser aussi ?

« Quand nous sommes arrivés devant la cathédrale, mon cœur s’est mis à battre très fort et mes larmes ont coulé d’émotion et de joie de savoir que nous étions parvenus à notre but après tant d’efforts ! »

Ces quelques mots d’un jeune expriment bien ce que nous avons tous ressenti à notre arrivée à Saint Jacques le 11 juillet, après 10 jours de marche dans les régions de Castille-et-Leon puis de Galice. Nous étions enfin parvenus au terme de notre pèlerinage, commencé en avril 2010 sur les chemins du Piémont Pyrénéen.

Revenons au petit matin du 1er juillet, quand le Père Jean Mimiague nous accueille chaleureusement dans l’église de Coarraze pour la bénédiction des pèlerins, signe d’accueil et de demande de protection divine, et pour remettre la coquille et la Créanciale aux nouveaux Jacquets. Après des adieux aux parents et amis, nous quittons le Pays de Nay sous la pluie à bord de deux mini-bus, pour Astorga où nous retrouvons le soleil.

Le Youcat

A cette demande de 30 YOUCAT, l'idée était de trouver le financement pour échanger les YOUCAT donnés à Madrid contre un YOUCAT neuf du commerce (couverture cartonnée épaisse qui n'est pas acceptée pour entrer dans la prison). Une chaîne de solidarité a répondu ! La somme de 400 euros a été réunie pour une bonne part par les lycéens des aumôneries des lycées Barthou & Saint-Cricq ( quête de solidarité organisée à la sortie d'une messe, et offrande de Carême de l'aumônerie ), et aussi quelques dons complémentaires. Merci à tous les généreux donateurs ! Les JMJistes volontaires qui ont offert leur YOUCAT personnel ont ensuite reçu en échange un YOUCAT neuf ( du commerce ). A ce jour, 20 YOUCAT ont été remis à Mr Escoubet. Il en manque encore 8 pour mener cette action jusqu'au bout !

Cette merveille est la suite de la fragilité du même nom : consulte l'intégralité du témoignage.

Le Youcat

L'aumônerie de la prison de Pau a pris contact avec la pastorale des Jeunes des doyennés Pau-ville et Pau-périphérie pour demander s'il serait possible de leur offrir 30 YOUCAT. C'est Mr Jean-Jacques Escoubet qui a exprimé cette demande, en précisant que seule l'édition donnée aux JMJ de Madrid (avec couverture souple, qui ne se trouve pas dans le commerce) peut être admise pour entrer dans la Maison d'arrêt. Il est prévu que ces 30 exemplaires soient à disposition pour les détenus, et répartis côté hommes et côté femmes. Ces YOUCAT sont attendus à l'aumônerie car ils ont été perçus comme porteurs d'un message qui peut toucher certains détenus, en suscitant la foi ou en accompagnant leur progressive libération intérieure…

Cette fragilité a une suite et c'est une merveille : consulte l'intégralité du témoignage.

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