— « J’essaye de donner le meilleur de mon temps et le plus d’affection possible aux enfants que je garde même si je n’ai rien à attendre de leurs parents en retour. Certains parents ne me portent aucune reconnaissance dans la mesure où ils me payent… Je suis leur employée et ils me traitent en tant que tel, ils me prennent de haut, ce qui empêche toute relation authentique entre nous. »

— « Le versement d’argent peut entraîner une subordination dans les relations. Lorsque l’on paye, on attend forcément un "retour sur investissement"… A contrario, la gratuité est un don de soi qui permet des relations plus authentiques. On donne sans compter, sans calculer : le don n’attend rien en retour : on ne calcule pas nos faits et gestes. »

C'est l'histoire de Sophie, préparatrice en pharmacie, un peu angoissée à l'idée de découvrir la jeune patronne qui vient de racheter la pharmacie où elle travaille. Elle sait bien que la conjoncture n'est pas facile, qu'il faut être performant pour améliorer ventes et marges… Quelle n'est pas sa surprise quand Aurélie, la nouvelle propriétaire de 28 ans, confie à son personnel, lors d'une première rencontre, que, dans son désir d'être titulaire et de posséder une pharmacie, la première motivation c'est d' « avoir une équipe » et de « prendre soin » d'eux ( il n'est pas question de rentabilité, de chiffre, mais elle souhaite un regard de bonté, de respect, une main tendue, une relation, la confiance ) !

Veut-elle signifier que les relations entre elle et son équipe, ce sont avant tout des relations humaines dans le respect et la bienveillance ?

Toujours est-il que, six mois plus tard, le climat est bel et bien un climat de confiance et que l'équipe titulaire salariée se sent vraiment soudée.

Quand on m'a demandé si je voulais m'engager dans l'association de l'Estanguet, j'avais peur d'affronter un milieu différent du mien : sur qui je vais tomber ? les sans papiers, les alcooliques, les sortis de prison… Quels risques vais-je affronter en accueillant des inconnus ? Je me suis rendu compte que certains avaient plus de mérites que moi à affronter les difficultés de l'existence.

Quand Jacques me parle, ce n’est jamais sans humour. Et sur son visage se dessine toujours ce même sourire attachant, qui a traversé les années sans se déformer. Pourtant, derrière ce visage se cache un homme blessé.
Jacques, c’est un retraité de 74 ans qui a travaillé pendant plus de quarante ans comme chauffeur routier avant d’être moniteur d’auto-école. Aujourd’hui, ne recevant aucune aide sociale parce qu’il perçoit quelques euros de plus que le seuil maximal, il doit faire un choix entre manger ou se soigner, sachant très bien qu’il ne pourra pas payer le loyer de son appartement à la fin du mois. Il y a deux ans, les médecins lui ont diagnostiqué un problème cardiaque qui a nécessité une opération à quatre reprises. L’année dernière, suite à plusieurs malaises, il a dû rester à l’hôpital puis dans un établissement spécialisé pendant six mois. Les factures s’accumulent sur sa table de chevet, tout comme les lettres de refus des aides sociales qu’il demande. Mais depuis quelques temps, il reçoit aussi des lettres judiciaires, car pendant son séjour à l’hôpital, le propriétaire de son appartement a lancé une procédure d’exclusion pour loyers impayés.
« Ne cesse jamais de bien travailler à l’Université et trouve un métier avec lequel tu dépendras de personne, m’annonce-t-il souvent, car moi, j’ai toujours travaillé mais l’État m’a abandonné ».

Ce samedi je travaille aux urgences de l’hôpital. Depuis quelques jours j’essaie de voir les fragilités autour de moi. Bien sur il y en a, mais souvent l’assistante sociale du service arrive à trouver des solutions, plus ou moins pérennes, plus ou moins satisfaisantes, pour les gens en grande détresse sociale qui se présentent chez nous avec des problèmes de santé.

Aujourd’hui non. Parce qu’aujourd’hui c’est samedi. Elle est de garde, l’assistante sociale, mais elle ne peut rien faire par ce qu’aujourd’hui tout est fermé.

Et Monsieur J. 91 ans est tombé ce matin. Il mal au dos maintenant, et du mal à marcher. Pas suffisamment pour être hospitalisé, d’autant qu’il ne laisserait pas sa femme seule. Mais lui qui avait l’habitude d’aider sa femme handicapée, de préparer les repas et de faire quelques commissions ne peut plus se débrouiller tout seul.

Et aujourd’hui, samedi, on ne peut pas lui trouver d’aide. Parce que les services sociaux de la mairie et du département sont fermés. C’est eux qui habituellement renvoient sur les auxiliaires de vie, les aides ménagères, eux qui permettent la mise en place des portages de repas à domicile.

Heureusement il a un fils qui a bien compris que si son père continue ses activités habituelles il risque de retomber et cette fois de se casser quelque chose… Donc son fils va s’installer pour le week-end chez ses parents.

Et puis on fait un courrier à son médecin, un fax au service social de la commune et on prie. Parce que demain je suis encore de garde et j’espère que demain, dimanche, Monsieur J ne va pas revenir pour une nouvelle chute. Sinon il faudra l’hospitaliser, et que faire de sa femme handicapée qui a besoin de son mari ou simplement d’aides le dimanche ? L’hospitaliser aussi ?

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